Acquisition en 2020.
Les objets de ce dépôt, dit de « Lannilis », dont la SAMAN a fait l’acquisition auraient été trouvés ensemble dans la région de Lannilis (Finistère).
Le dépôt est constitué de cinq exceptionnelles épingles brisées à tête en disque de l’Âge du Bronze ancien (2200 – 1600 av. J.-C.) qui pourraient provenir d’Europe orientale. En outre, il comporte une épingle incomplète de la famille des Picardy pins et une épingle brisée à tête en anneau, ainsi qu’une structure métallique creuse et une lame aux fonction indéterminées. Cet ensemble d’épingles à têtes plates, extrêmement original pour cette période, ne possède aucun équivalent contemporain en France.


Les dépôts en contexte non funéraire continuent d’interroger les archéologues. Alors qu’on observe à l’Âge de Bronze un essor considérable des objets métalliques, en cuivre puis en bronze, les dépôts non funéraires comportent des parures aussi bien que des vaisselles, des armes ou des lingots, entiers ou fragmentés. La thèse de dépôts volontaires et définitifs à visée cultuelle est désormais retenue, en hommage à une divinité, pour marquer un évènement, solliciter une action, dans le cadre de rituels funéraires ou pour marquer certaines étapes du cycle de la vie. Le dépôt d’objets brisés ou réparés s’inscrit dans une logique de pars to pro, une partie pour le tout. Le dépôt d’un fragment suffit à incarner la fonction recherchée et le reste de la matière est recyclé.

Ce dépôt a été présenté au public, dans le cadre de l’objet du mois au musée d’Archéologie nationale, en mars 2021.
